Brian De Palma, au cours de sa longue carrière, a réalisé quelques un des classiques du cinéma d’horreur américain. Que ce soit Sisters, dont la nouvelle version de Douglas Buck est attendue cette année, ou son adaptation complètement pétée du Phantom of the Opera (Phantom of the Paradise), sans oublier The Fury et l’extraordinaire Carrie. Cependant, depuis quelques années, la pilosité de notre barbu préféré a commencé à blanchir. Il a délaissé les suspenses et les films d’horreur pour des films beaucoup plus légers, Femme Fatale, Bruce Springsteen : The Complete Video Anthology 1978-2000 et le superbe somnifère Mission To Mars. Après une pause de quatre ans, il nous revient avec The Black Dahlia. Voyons voir ce qu’il lui reste au fond des tripes.
Pour son retour, il a décidé de réaliser une adaptation du roman de James Ellroy, The Black Dahlia. L’action se déroule dans les années 1940 en plein cœur de L.A. Deux policiers enquêtent sur le meurtre sordide de Elizabeth Short, une jeune actrice retrouvée sans vie dans un fossé, le corps coupé en deux et la bouche largement lacérée de chaque côté. Brian nous offre ici une très belle mise en scène, une bonne direction des acteurs et une maîtrise quasi parfaite d’un style pratiquement révolu de nos jours. Il nous offre un film noir des plus conventionnels, ou tous les clichés du genre y sont réunis. Deux détectives, Lee (Aaron Eckhart) et Bucky (Josh Hartnett) enquêtent sur le meurtre de Elizabeth Short (Mia Kirshner). L’infidélité et la jalousie, deux thèmes importants du film noir sont apportés par le personnage de Kay Lake (Scarlett Johansson). Il est aussi question de trahison de la part de Lee, qui cache des renseignements à Bucky, ce qui le pousse à faire sa propre enquête et par le fait même à rencontrer la très séduisante Madelaine Linscott (Hilary Swank), qui, telle une femme fatale, le manipulera, ce qui peut souvent causer la perte de nos deux héros.
Comme je l’ai déjà dit, c’est un film noir classique, ce qui apporte souvent d’interminables dialogues et un rythme plutôt lent. Le jeu des acteurs est crédible, Scarlett Johanson est toujours aussi bandante et Hilary Swank, telle une Mata Hari, nous séduit et nous fait même oublier ses traits de garçon manqué. Tous ces éléments réunis nous donnent un film très ordinaire, qui ne passera pas à l’histoire.
|