Eh oui, un nouveau film de Shimizu, et ce n’est pas un Ju-on. On rôde sur le même territoire mais, de mon côté, ça m’a toujours plu. Shimizu est l’un des rares cinéastes à donner la frousse dans chacun de ses films, même si quelques-uns traînent de la patte (faites votre choix). Dans le cas présent, on tente de renouveler la sauce en recourant aux mêmes principes, tout en poussant le bouchon un peu plus loin avec intelligence. On reprend quelques thèmes de Ju-On 2, par l’entremise d’un récit tournant autour d’une histoire « vraie » et d’un tournage reproduisant cette réalité.
Le titre dévoile le grand thème du résultat, mais l’exécution vaut le détour. Shimizu réussit à créer de nouvelles images terrifiantes avec une telle économie de moyens que c’en est tout simplement admirable. Le cinéaste joue avec plusieurs réalités (le tournage présent, le passé filmé et l’imaginaire), et toutes finissent par s’entrecroiser et, ultimement, se heurter l’une à l’autre. Les différentes techniques utilisées pour le démontrer demeurent d’une efficacité magnifique, et le travail sonore est toujours aussi stupéfiant, voire expérimental par moments. La finale à elle seule m’a terrifié profondément, et j’en suis resté bouche bée, le chaos et la folie se mariant intelligemment et férocement. Un bel exploit, mais si on se fie à mes collègues « contamineux », ça ne plaît pas à tous..
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