Trois ouvriers découvrent une mystérieuse galerie souterraine, en plein cœur d’Athènes, d’où ils sortent ébranlés et sans le moindre souvenir de ce qui aurait bien pu s’y produire. Ils partiront chacun de leur côté, sans se douter qu’ils sont en voie de déclencher une vaste épidémie de zombification.
Jouissant d’un début fort prometteur, où l’introduction des zombies est particulièrement réussie, Evil, un rare film d’horreur provenant de la Grèce, surprend par sa capacité à nous livrer une pléiade de scènes horrifiques efficaces rehaussées d’effets gore plutôt salissants. Yorgos Noussias parvient rapidement à installer une atmosphère apocalyptique, où les zombies prennent littéralement possession d’Athènes, grâce à une réalisation dynamique et enlevante, quoiqu’un brin tape à l’oeil. Le problème se situe dans les nombreuses ruptures de ton. On brise une ambiance angoissante avec un combat un peu absurde où soudainement certains protagonistes font du kung-fu et d’autres ont la capacité d’arracher des bras et des jambes à mains nues. On revient ensuite à un ton plus sérieux pour une dernière ligne droite menant à une finale franchement effrayante. C’est un peu comme si on avait mélangé Dawn of the Dead et Dead Alive. Ça gâche toute la tension du premier et toute la surenchère burlesque du second.
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